jeu
02
jun
2011
Coaching et soins énergétiques
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jeu
21
oct
2010
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sam
10
jui
2010
Voici un petit extrait d'un livre magnifique, que je laiss à votre réflexion...
[…] Vois-tu, il existe en chacun de nous un témoin silencieux et vigilant. Pour peu que nous écoutions ce qu'il a à nous dire, nous grandissons. Grandir, ce n'est pas uniquement nous réjouir de nos avancées, de nos succès, de nos progrès... Cela ne consiste pas seulement à nous glorifier de notre lumière en la partageant avec les autres et quelquefois même en la leur imposant. Ce genre de gargarisme très gratifiant est si fréquent de nos jours. Tout le monde veut briller, tenir le haut du pavé, être le meilleur en tout, écraser le voisin ou le collègue sous une illusoire supériorité. As-tu remarqué que certains jeux télévisés invitent les concurrents à s'éliminer mutuellement ? Eliminer l'autre, quelle belle victoire...
Quelle place octroyons-nous généralement au témoin silencieux ? Lui laissons-nous une chance de s'exprimer ? Nous le noyons dans un bruit incessant, dans des flots de musique déstabilisante, des conversations oiseuses ou encore des papotages entachés de médisance. Si au contraire nous prenons le temps de l'écouter, il nous révèle l'incroyable richesse de notre Etre intérieur... qui s'exprime grâce à une recherche sincère de notre authenticité. Retiens bien ce mot... l'authenticité. Elle n'est pas facile à acquérir, je te l'accorde, parce qu'aux yeux des autres nous voulons toujours paraître différents de ce que nous sommes vraiment.
Pourquoi ?
Parce que nous avons besoin de nous sentir aimés, de ne pas être exclus du groupe, de la famille, de la société qui attendent quelque chose de nous en retour de leur affection, ou de leur protection.
Si je montre ma faiblesse, si mes défauts s'étalent au grand jour, je serai rejeté ?
C'est ce qu'on te fait croire, de façon à exercer sur toi une pression. En réalité, nous sommes un mélange délicat de forces et de faiblesses, de concertos réussis avec virtuosité et de fausses notes aboutissant à des cacophonies révélatrices. Trop souvent la honte de mal jouer notre partition en société nous saisit et nous paralyse. Le regard et le jugement des autres deviennent insupportables. Soudain nous nous retrouvons nus, misérables, exposés. Nous craignons qu'ils s'acharnent sur nos plaies, qu'ils y enfoncent le fer rouge du mépris ou que nous succombions à leur méchanceté. L'homme d'aujourd'hui vit cuirassé, bétonné, ficelé... parce qu'il veut échapper au regard inquisiteur de ses frères humains. Il ne voit pas d'autre issue s'il veut survivre ! Comprends-tu maintenant pourquoi nos fausses notes deviennent un révélateur de notre souffrance, et pourquoi elles sont si belles, si émouvantes ? Quand nos larmes coulent, quand nos doigts frappent une certaine touche... cela signifie que nous sommes « touchés », que la note a atteint une autre cible, plus secrète, plus sensible. Le témoin silencieux nous sourit alors à travers nos larmes. Il prend notre main et lui indique comment réussir un arpège ou un accord parfait... celui qui émane de l'âme et du silence, son meilleur allié. Cela s'appelle la VIE.
(Source : « Le Témoin silencieux » de Ode Pactat-Didier)
mer
02
jun
2010
Les Principes Fondamentaux
(par V. O’Regan)
Les images primitives qui reflètent la conception que se faisaient nos ancêtres de la Divinité et du Créateur sont toutes féminines. C’est bien plus tard que s’est exprimée la vénération de divinités masculines, et pendant longtemps celles-ci furent décrites dans une relation de dépendance vis-à-vis de la Déesse : comme son fils, son amant ou son époux. Lorsque le Dieu acquit le même statut que la Déesse, ce fut dans certaines parties du monde le résultat d’une usurpation ; mais dans d’autres un processus plus lent amena peu à peu la population à percevoir la Déesse principalement dans sa relation avec le Père céleste, roi des dieux. En même temps eurent lieu une dégradation générale du rôle des femmes dans la société et une perte de leurs droits.
Quoique sous une forme subalterne, les religions panthéistes conservèrent néanmoins la notion de la Déesse ; mais les religions monothéistes qui prirent naissance au Proche-Orient, bien qu’elles eussent comporté à l’origine le culte de la Grande Mère, se mirent peu à peu à identifier la Déesse au pire ennemi de l’esprit et à assimiler son culte à l’idolâtrie et au mal. Le texte de l’Ancien Testament abonde en batailles contre les adeptes de la Déesse.
Ce nonobstant, on ne peut douter que les mystères antiques consacrés à la Déesse ont exercé une influence formatrice sur l’héritage philosophique de notre culture occidentale. Les mystères d’Eleusis se déroulaient autour du culte des déesses grecques Déméter et Perséphone ; ils célébraient le cycle de la vie, de la mort et de la renaissance. On pense qu’ils furent fondés autour de 1400 avant J.-C. et réussirent à se maintenir à peu près jusqu’à 400 après J.-C., date à laquelle ils furent supprimés par l’empereur Théodose au cours de son action pour détruire tous ceux qui n’acceptaient pas la foi chrétienne. Quant aux mystères de la déesse égyptienne Isis, ils furent célébrés bien au-delà des frontières de l’Egypte ancienne et connurent une grande fortune dans le monde gréco-romain.
S’il est avéré qu’on a assisté au cours des dernières années à un remarquable regain d’intérêt pour le concept de la Déesse, il n’est pas vrai que cette notion se soit « perdue » durant la période antérieure. Son culte et les enseignements associés à ses mystères s’étaient maintenus sous forme souterraine et ils se sont même poursuivis, en tant que traditions secrètes, au sein des religions patriarcales.
Il est également important de garder présent à l’esprit le fait que la Déesse existe en tant que telle et n’est pas une projection anthropomorphique du matriarcat ou de quelque autre structure de la société humaine, qui aurait été abolie par l’avènement du patriarcat. En dernière analyse, la divinité se situe au-delà du sexe et, comme on a pu l’énoncer : « Dieu est Dieu, non homme ; la Déesse est la Déesse, non la femme ». Ce qui veut dire que, même si l’on peut revêtir la Déesse de l’apparence d’une femme de la terre, de la lune ou du soleil, elle n’est pas cela. Comme le dit Caitlin Matthews dans son ouvrage Elements of the Goddess : « la Déesse est originellement un passage spirituel qui mène au plus profond de notre âme ».
La Kabbale, tradition mystique de la religion juive, offre une formule destinée à connaître l’inconnaissable : bien que le Créateur se situe au-delà de ce que nous pouvons concevoir, on peut comparer le processus de la création à une série d’émanations qui culminent dans l’univers physique que nous percevons autour de nous. La polarité qui confère à la divinité les formes relatives de Dieu et de Déesse se situe à un niveau très abstrait de ce processus, mais on peut s’en approcher dans la mesure où ces formes nous permettent d’entrevoir ce qui se situe derrière elles. C’est là sujet à controverse et je suis sûre que nombre de lecteurs ont de la divinité une conception peut-être radicalement différente de la mienne. Mais j’espère qu’il nous sera possible de nous rencontrer sur un terrain commun, la vénération de la féminité divine.
Il est certain que la Déesse, sous ses diverses formes, connaît un regain d’intérêt en Occident. C’est à dessein que j’emploie ce terme, car c’est surtout en Europe occidentale, en Amérique du Nord et en Australie que ce phénomène se manifeste. Dans une grande partie du monde, le culte de la Déesse s’est poursuivi de façon continue, sans que ni le christianisme ni le matérialisme scientifique y fassent obstacle. Les panthéons hindou et bouddhiste sont riches en déesses et en permettent le culte. La tradition autochtone de l’Afrique est également riche en déesses et, en Amérique du Sud et en Amérique Centrale (ainsi que dans les zones des Etats-Unis qui accueillent une forte minorité originaire d’Amérique latine), des religions comme le vaudou, la santéria et la macumba adorent plusieurs déesses. Bien que leurs mythologies et leurs panthéons dérivent pour la plupart de sources africaines, ces religions n’ont pas hésité à identifier leurs déesses à diverses saintes catholiques populaires.
On a pu attribuer à des causes diverses la « redécouverte » de la religion de la Déesse en Occident. On ne saurait mettre en doute le rôle qu’a joué à cet égard le mouvement féministe : à partir du moment où les femmes ont tenté de retrouver une spiritualité propre, en dehors du cadre fixé par les religions judéo-chrétienne et islamique où domine le sexe masculin, elles ont commencé à constituer des groupes d’étude pour explorer la religion de la Déesse, puis à donner une forme à cette étude en fondant des groupes féminins célébrant les mystères. On a vu paraître alors des livres qui adoptaient une perspective soit historique, soit expérimentale, et ces ouvrages ont permis aux femmes d’entrer en relation avec la Déesse, symbole de la prise de conscience féminine.
Plusieurs de ces groupes ont recouru à des symboles et à des rites empruntés à la sorcellerie, elle-même récemment redécouverte lors de l’abrogation, en Angleterre au début des années cinquante, de la loi condamnant la sorcellerie. Ces mouvements féministes se distinguent par leur tendance à se distancier de tous les aspects de la divinité masculine ; toutefois, dans un mouvement aussi énergique que celui qui s’intitule « Mouvement de la spiritualité des femmes », l’évolution est continuelle, et après avoir acquis la conscience de leur force et de leur relation à la Déesse, beaucoup de femmes découvrent que tous les aspects du « Dieu » ne sont ni opposés à la Déesse ni antiféminins.
Autre facteur d’importance : le processus de réapparition de la Déesse dans le mouvement écologique et la prise de conscience croissante de la situation critique de la planète. Le respect de la terre a réveillé, au sein de l’humanité, la notion de la Terre comme Mère et, en envisageant la terre comme un organisme vivant, on a retrouvé la voie qui nous ramène à révérer notre planète comme Déesse.
En outre, bien que Sigmund Freud puisse paraître un étrange champion pour une divinité féminine, il est incontestable que le développement de la psychanalyse et la mise en évidence de l’importance de l’inconscient comme dépositaire de tout ce qui est refoulé, obscur et inconnu, a ouvert la voie aux rêves qui ont toujours été porteurs des mystères de la Déesse. Ce sont des disciples de Freud, Carl Jung et ses successeurs, qui ont exploré la signification profonde de beaucoup de symboles traditionnels, dont fait partie le principe de la divinité féminine. Cependant, nombreuses sont les failles que présente la conception du monde des psychologues, et la moindre n’est pas leur tendance à réduire la philosophie spirituelle et le principe même de la divinité à une création de la conscience collective des hommes, sous la forme d’ « archétypes ».
Les écoles humanistes et transpersonnelles de psychologie ont néanmoins présenté récemment un développement intéressant, à savoir la prise de conscience de la valeur individuelle et collective du recours au « drame sacré », celui-ci prenant la forme de rites de passage, sorte de thérapie de la psyché, dont l’inspiration remonte aux mystères de l’Egypte et de la Grèce antiques.
La survie du culte de la Déesse en Occident
Il serait toutefois fallacieux de prétendre que l’Occident a perdu toute conscience de l’existence de la Déesse jusqu’au moment où les adeptes de Jung et les mouvements féministes et écologistes l’ont « redécouverte ». Certes, nombre de disciples de ces mouvements découvrent avec enthousiasme la notion même de la Déesse ; mais ils ignorent souvent tout à fait la façon dont ses mystères ont été préservés au cours des siècles.
Car la flamme de ce culte est sans cesse restée allumée, maintenue en secret par ses adorateurs, les sorcières, les magiciens, les mystiques, les rosicruciens, les visionnaires, les poètes, les musiciens et les artistes dont la Déesse est (et reste) la muse. Au cours des siècles, tous ceux-là ont continué à la vénérer secrètement chacun à sa manière, dans des forêts, autour de feux sacrés, dans des temples voués à la magie, mais aussi par leur peinture, leurs écrits et leurs chants.
La Déesse a aussi survécu au cœur même de l’Eglise catholique romaine, dans le culte de la Vierge Marie qui s’est largement épanoui au Moyen Age en adoptant nombre des caractéristiques des mystères d’Isis. Cette tendance s’est encore accrue dans la démarche des troubadours, eux-mêmes influencés par les vestiges des mystères égyptiens qui leur furent transmis pendant les Croisades.
Au XIIe siècle, sous le patronage de la reine Aliénor d’Aquitaine, on vit se développer le culte de l’amour courtois, qui contribua à idéaliser la femme et à en faire le réceptacle de la féminité divine. Ainsi, au sein même d’une société qui considérait la femme comme une marchandise, la tradition des prêtresse médiatrices de la Déesse se poursuit.
En Europe, la Déesse survécut dans le cœur du peuple même sous l’influence de l’Eglise. L’Eglise catholique romaine primitive maintint la tradition de l’Empire romain en ne cherchant pas à modifier les pratiques religieuses des convertis ; au contraire, elle les absorba en s’adjoignant leurs divinités. La plupart du temps, l’Eglise n’essaya pas d’abolir les pratiques et les festivités « païennes », mais trouva moyen de les assimiler en son sein, en les orientant vers le Christ, la Vierge Marie et divers saints.
Ce processus était toutefois à double tranchant, car il contribuait à garder vivantes les anciennes traditions, même si c’était souvent sous des formes défigurées.
Cependant, cette survivance du culte de la Déesse connut à la fin du XV e siècle une grave régression avec la persécution de la sorcellerie qui débuta par la proclamation du pape contre les sorciers et la publication du Malleus Malleficarum (« Le marteau des sorciers »). Cela suscita une hystérie qui dura pendant près de trois siècles et provoqua la mort, estime-t-on, de neuf millions d’hommes et de femmes. Aux Etats-Unis, les sorcières et les adeptes de la Déesse sont parvenues plus ou moins ouvertement à se réunir pour célébrer leur culte, mais en Europe, le souvenir des bûchers est encore très vivant et la crainte en subsiste, assortie d’une forme subtile de préjugé et de persécution.
ven
16
avr
2010
Afin de voir, il faut que l’attention soit déviée du cours normal des événements.
Le miroir, la boule ou la coupe sont traités avec respect, et sont placés dans un lieu éloigné des objets quotidiens.
Commencez par vous concentrer sur votre respiration et par ouvrir votre cœur. Dirigez lentement l’attention sur la boule ; si vous êtes distrait, reconcentrez-vous tranquillement. La boule
deviendra floue, pleine de brume astrale.
La direction et la couleur de ces nuages peuvent être un signe.
Si vous persévérez, vous verrez un endroit plus sombre au milieu de la brume, une fenêtre sur l’esprit ou un tunnel dans le temps à travers lequel les images arriveront. Ces images n’apparaissent pas dans la boule mais dans l’œil de l’esprit qui a été ouvert
. Ils peut s’agir d’événements réels, de symboles ou de personnification soudaines de vos craintes et de vos espoirs.
Quand vous travaillez avec des symboles, vous découvrez un nouveau langage.
(S. Karcher)
sam
27
mar
2010
La beauté de la vie est partout autour de toi. Ouvre les yeux et découvre-la, absorbe-la, apprécie-la, reflète-la et fais-en partie. Si tu t’attends à voir la beauté, tu la verras ; tandis que si tu t’attends à voir la laideur, c’est elle que tu verras. Le choix t’appartient toujours. Abreuve-toi aux fontaines de la beauté et tu ne pourras t’empêcher de la refléter, car ce qui est au-dedans se reflète au-dehors. Tu es comme un miroir ; tu ne peux cacher ce qui est en toi, quelle que soient les tentatives que tu puisses faire, car ce qui est à l’intérieur ne peut être retenu. Tôt ou tard, cela s’exprimera dans le monde extérieur ; alors, laisse-le couler librement, et n’essaie jamais d’arrêter ce flot. Elève ta conscience et tu seras capable de voir la beauté en toute chose et en chacun. C’est moi (le dieu de ton cœur) que tu verras reflété à ce moment-là, car JE SUIS beauté, harmonie et perfection. Apprends à exprimer cette beauté et cette harmonie dans tout ce que tu penses, dis et fais.
(Eileen Caddy)
mer
24
mar
2010
Voici un court article sur la spirale, symbole ésotérique d'un intérêt certain. Bonne lecture !
Le principe spiroïdal est fréquent dans la nature et fut répandu dès les premiers âges de l'humanité. Les spirales formées par le mouvement de l'eau,
élément maternel et sacré, étaient les manifestations de la vie de l'univers considéré comme un être animé, donc les images de la vie. Elles symbolisaient aussi le souffle et peut-être le feu
(rosaces solaires portant une spirale au centre, colonnes torses...)
Le principe spiroïdal est la forme de l'évolution. Chaque spire est un cycle et amorce celui qui suit. Chaque cycle est la floraison de ceux qui l'ont précédé et prépare les conditions plus
perfectionnées de celui qui suit.
La spirale, qui commande un mouvement tourbillonnaire, est par conséquent le symbole de l'évolution d'un état, d'une force, de la mutation perpétuelle et se rattache au symbolisme de la coquille,
en rapport avec l'Eau, la Lune et la Femme (fécondité, naissance et régénération, amour et mariage).
Plane, la spirale s'apparente au labyrinthe : évolution et involution (retour au centre). Double, elle est représentée par les serpents du caducée, la double hélice entourant le bâton
brahmanique, les deux canaux subtils circulant de chaque côté de la susumnâ symbolisant les fluides polarisés, les forces antagonistes, le rythme alternatif du mouvement, de la vie, le yang et le
yin...
Dans l'escalier en spirale des cathédrales médiévales, la vis est le sentier qui rampe invisible autour des murs de l'église, par lequel nous connaissons, sans être vus de personne, le secret de
l'édifice spirituel, dont la révélation n'appartient qu'à ceux qui s'élèvent jusqu'au ciel.
mar
23
mar
2010
Le symbolisme du chat est très hétérogène, oscillant entre les tendances bénéfiques et maléfiques ; ce qui peut s’expliquer simplement par l’attitude à la fois douce et sournoise de l’animal. c’est, au Japon, un animal de mauvaise augure, capable, dit-on, de tuer les femmes et d’en revêtir la forme. Le célèbre et paisible chat de Jingorô, à Nikko,, paraît n’avoir de valeur autre que décorative. Dans le monde bouddhiste, on lui reproche d’avoir été le seul, avec le serpent, à ne s’être pas ému de la mort du Bouddha, ce qui pourrait toutefois, d’un autre point de vue, être considéré comme un signe de sagesse supérieure.
On trouve, en Inde, des statues de chats ascètes qui représentent la béatitude du monde animal (Kramrisch) ; mais le chat est aussi, à l’inverse, la monture et l’aspect de la yoginî Vidâli. Dans la Chine ancienne, le chat était plutôt considéré comme un animal bienfaisant, et on mimait son attitude, en même temps que celle du léopard, dans les danses agraires (Granet).
De nos jours encore, au Cambodge, un chat en cage est transporté de maison en maison, au cours d’une procession chantante, dans l’intention d’obtenir la pluie : chaque villageois arrose le chat dont les cris, dit-on, émeuvent Indra, dispensateur de l’ondée fécondante. Ce qui peut s’entendre de diverses manières, compte tenu du symbolisme de la pluie. Le chat est donc lié à la sécheresse, laquelle évoque la notion de chaos primordial, de materia prima non fécondée par les eaux supérieures.
Il est au moins curieux de noter que, dans la Kabbale comme dans le Bouddhisme, le chat est associé au serpent : il indique le péché, l’abus des biens de ce monde (Devoucoux). Il est parfois figuré, dans ce sens, aux pieds du Christ.
L’imagerie populaire satirique vietnamienne fait du chat l’emblème du mandarin, somme toute l’exact équivalent de notre chat fourré.
L’Egypte ancienne vénérait, sous les traits du Chat divin, la déesse Bastet, comme une bienfaitrice et une protectrice de l’homme. De nombreuses œuvres d’art le représentent, un couteau dans une patte, tranchant la tête du serpent Apophis, le Dragon des Ténèbres, qui personnifie les ennemis du Soleil et qui s’efforce de faire chavirer la barque sacrée au cours de sa traversée du monde souterrain. Le chat symbolise ici la force et l’agilité du félin, qu’une déesse tutélaire met au service de l’homme, pour l’aider à triompher de ses ennemis cachés.
Dans la tradition celtique, le symbolisme du chat est beaucoup moins favorable que celui du chien ou du lynx. Il semble que l’animal ait été considéré avec quelque méfiance. Cenn Chaitt tête de chat est le surnom de l’usurpateur Cairpre qui, occupant la royauté suprême, cause la ruine de l’Irlande. Un chat mythique punit, dans la Navigation de Mael-Duin, un des frères de lait de ce dernier qui avait voulu, dans un château désert où la troupe avait festoyé, s’emparer d’un cercle d’or. Le voleur est réduit en cendres par une flamme jaillie des yeux du petit chat, lequel retourne ensuite à ses jeux. Le portier du roi Nuada à Tara avait également un œil de chat, ce qui le gênait quand il voulait dormir, car l’œil s’ouvrait la nuit au cri des souris ou des oiseaux. Au Pays de Galles enfin, un des trois fléaux de l’île d’Anglesey est, d’après les Triades de l’île de Bretagne, un chat mis bas par la truie mythique. Henwen (Vieille-Branche) ; jeté à la mer par le porcher, il fut malencontreusement sauvé et élevé par des imprudents. On peut se demander cependant si, dans tout cela, il ne s’agit pas quelquefois plutôt du chat sauvage que du chat domestique.
Dans la tradition musulmane, le chat (qatt) est au contraire plutôt favorable, sauf s’il est noir. D’après la légende, comme les rats incommodaient
les passagers de l’Arche, Noé passa la main sur le front du lion qui éternua, projetant un couple de chats ; c’est pourquoi cet animal ressemble au lion. Le chat est doué de baraka. Un chat
parfaitement noir possède des qualités magiques. On donne sa chair à manger pour être délivré de la magie ; la rate d’un chat noir, accrochée à une femme qui a ses menstrues, les arrête. On se
sert de son sang pour écrire des charmes puissants. Il possède sept vies. Les Djîn apparaissent souvent sous la forme de chats. En Perse, quand on tourmente un chat noir, on risque d’avoir
affaire, sous cette apparence, à son propre hemzâd (génie né en même temps que l’homme pour lui tenir compagnie) et de se nuire ainsi à soi-même. Suivant d’autres, un chat noir est un Djîn
malfaisant qu’il faut saluer, quand il entre de nuit dans une chambre.
Dans beaucoup de traditions, le chat noir symbolise l’obscurité et la mort.
Le chat est parfois conçu comme un serviteur des Enfers. Les Nias (Sumatra) connaissent l’arbre cosmique qui a donné naissance à toutes choses. Les morts, pour monter au ciel, prennent un pont : sous le pont, c’est le gouffre de l’enfer. un gardien est posté à l’entrée du ciel avec un bouclier et une lance ; un chat lui sert à jeter les âmes coupables dans les eaux infernales.
Chez les indiens Pawnees d’Amérique du Nord, le chat sauvage est un symbole d’adresse, de réflexion, d’ingéniosité, il est observateur, malin et pondéré, et il arrive toujours à ses fins. De ce fait, c’était un animal sacré, qui ne pouvait être tué que pour des fins religieuses, et en observant certains rites.
De l’adresse et de l’ingéniosité, on passe au don de clairvoyance ; ce qui fait que nombres de sacs à médecine sont fait de peau de chat sauvage,
en Afrique centrale.
(J. Chevalier, A. Gheerbrant)
mar
23
mar
2010
"Du temps où j'étais barde dans le monde,
j'étais honoré de tous les hommes.
Dès mon entrée dans les palais,
on entendait la foule pousser des cris de joie.
Sitôt que ma harpe chantait,
des arbres tombait l'or brillant.
Les rois du pays m'aimaient ;
les rois étrangers me craignaient.
Le pauvre petit peuple disait :
"Chante, Merlin, chante toujours."
Ils disaient, les Bretons :
"Chante, Merlin, ce qui doit arriver."
Maintenant, je vis dans les bois ;
personne ne m'honore plus maintenant.
Loups et sangliers, dans mon chemin,
quand je passe, grincent des dents.
Je l'ai perdu, ma harpe ;
ils sont coupés, les arbres
d'où tombait l'or brillant.
Les rois des Bretons sont morts,
les rois étrangers oppriment le pays.
Les Bretons ne disent plus :
"Chante, Merlin, les choses à venir."
Ils m'appellent Merlin le fou,
et tous me chassent à coups de pierre. "
Inspiré par des fragments de chants populaires Bretons-Armoricains recueillis vers l'année 1820 et groupés par Hersart de la Villemarqué sous le titre Merlin dans son recueil, le Barzaz-Breiz
(citation Jean Markale)
jeu
18
mar
2010
Pour débuter, ces quelques mots ...
Petit lieu de réunion
Partage d'un clan, d'une famille,
Petit coin de raison,
Ou amitié, respect y brillent.
Enfants, adultes et sages,
Se promènent en ces pages,
Recherche perpétuelle y est reine Connaissance est notre but suprême.
(Mirelune)
Ce blog a pour but de vous faire partager les articles qui me tiennent à coeur, ainsi que mes expériences personnelles, au fil du temps...